Équipage : Nos conseils

Définissez le rôle de second à une personne
présente et compétente sur laquelle vous appuyer.

La perte de conscience ou l’incapacité du capitaine à manœuvrer autorise le second à prendre le commandement. Pour être cohérent, ce rôle de second est clairement déterminé par le capitaine à l’ensemble de l’équipage, ceci bien en amont de la survenue d’un incident et ceci de façon systématique.

L’embarquement d’un équipement personnel bien adapté est à vérifier avant de partir en mer. On a pu constater beaucoup d’optimisme de la part de certains équipages qui semblaient ignorer le froid, la soif et l’impact du vent et/ou du soleil. La mer restera toujours un milieu plutôt hostile à l’homme.

Le port de chaussures adaptées est vital, que ce soit pour embarquer ou débarquer du navire, ou se déplacer à bord sans risque de chute. Garder une main pour soi reste impératif. Sont à proscrire impérativement les chaussures de plages du type « tong », les chaussures à talons hauts ou bouts ferrés.

Le port de lunettes de soleil est incontournable également. Cela autorise au capitaine une vision sans faille sur le plan d’eau pour éviter les OFNI (Objets Flottants Non Identifiés). Pour l’équipage, compte tenu de la réverbération, c’est une protection indispensable pour préserver l’intégrité de la vue.

L’atmosphère humide, la déshydratation et la fatigue due aux activités nautiques pratiquées sont autant d’éléments qui favorisent une hypothermie rapide, surtout pour les enfants et personnes âgées. Assurez-vous bien que chacun emporte un nécessaire de change bien chaud et prévoyez beaucoup d’eau.

Carburant : Nos conseils

Prévoyez large avec une marge de 30%,
la consommation peut varier dans de fortes proportions.

√ La consommation de carburant d’un navire est très aléatoire : conditions de mer rencontrées, état d’entretien du navire et de sa propulsion, activités de loisirs pratiquées et poids embarqué. Une consommation peut varier dans des proportions de 1 à 3 suivant l’incidence de ces différents paramètres.

Les activités sportives tractées, impliquant de nombreux démarrages et déjaugeages successifs, augmentent énormément la consommation. Un mauvais entretien de la coque et/ou du moteur,  un régime moteur excessif pour une vitesse de croisière à peine plus élevée impactent également.

Apprendre à calculer ses distances sur une carte marine (sur l’échelle de la latitude uniquement), savoir utiliser son potentiel de puissance avec justesse et raison, connaître les problématiques de mécanique d’un navire, sont autant d’atouts pour une navigation de plaisance agréable, sécurisante et sereine.

Le bon positionnement d’un mouillage reste aujourd’hui une problématique récurrente pour le navigateur. La pertinence du choix de la zone autorisée où jeter l’ancre, la nature meuble des fonds où le faire, la profondeur limitée, l’impact du vent et du courant sont à bien maîtriser en amont du mouillage.

√ Naviguer éco-responsable, c’est aussi être bien conscient des nuisances potentielles de tout navire à moteur sur autrui et sur l’environnement, que ce soit en terme de pollution sonore ou de rejets. Il s’avère aujourd’hui vital de considérer le milieu naturel et son environnement pour toutes vos activités.

Sécurité : Nos conseils

Vous avez à bord tout l’armement de sécurité
et vous connaissez sa localisation, son utilisation.

√ Les principaux risques en navigation sont : l’absence de prise de météo, la surestimation de ses capacités, la méconnaissance du plan d’eau, la négligence concernant l’armement présent à bord. La responsabilité du chef de bord est directement engagée dans chacun de ces différents facteurs déterminants.

√ La perte d’un homme à la mer est un risque majeur. Barrer du bord de la chute immédiatement et stopper les hélices avant de marquer la zone par le lancement d’une bouée, équipées de feu à retournement la nuit. Ne pas perdre de vue l’homme à la mer et manœuvrer de façon à positionner le navire au vent de la personne, sans vitesse, sans casser l’air les hélices surtout bien stoppées.

√ Le port d’une brassière de sauvetage par tout l’équipage est un postulat de base pour la sécurité. En navigation nocturne ou en solitaire, en présence d’enfants à bord ou d’un équipage de novices, dans les manœuvres ou par mauvais temps, autant de situations où le port d’une brassière est vital.

√ L’emplacement de l’armement à bord est judicieux. Nécessaire pour mise en œuvre rapide d’une procédure d’assèchement, dispositifs pour lutter contre l’incendie à bord, moyens de signalisation, sacs spécifiques où ranger le médical. L’équipage est informé de tout cela et sait potentiellement l’utiliser.

Le capitaine est seul maître à bord. C’est lui qui distribue préventivement les rôles pour chacun, qui désigne préventivement un second à bord apte à le remplacer, qui intime l’ordre du port des brassières de sauvetage, qui est responsable de son équipage et de son navire. Il doit former son équipage aux manœuvres de base et aux règles principales de sécurité à respecter.

Prévention : Nos conseils

Une personne de confiance restée à terre
connait votre itinéraire, votre navire et l’heure de retour.


√ Il est indispensable d’informer un proche à terre de votre programme de navigation, même pour un trajet court. Cette personne a le descriptif de votre équipage, de votre bateau et connait l’heure de retour à partir de laquelle, sans nouvelle, elle pourra donner l’alerte au CROSS (téléphone 196).

√ L’importance de connaître votre zone de navigation et votre bateau peut s’avérer déterminante pour les secours en cas de recherche ou de sauvetage. Pour vous et votre second à bord, une réelle connaissance du navire, de son équipement et de votre équipage l’est tout autant, à ne pas oublier !

√ Prévenir, c’est aussi anticiper sur d’éventuels aléas ou petits problèmes. Ceux-ci peuvent vite en mer devenir d’importants soucis amenant vers des situations à éviter. L’anticipation restera donc toujours le meilleur remède, tant au niveau d’un petit souci d’ordre humain que d’un aléa mécanique.

√ Le mal de mer se conjugue avec le froid, l’inquiétude et la fatigue. En plus d’une déshydratation réelle, on augmente le risque d’hypothermie.  Porter loin son regard à l’horizon peut s’avérer utile. Prévenir le mal de mer par des traitements médicamenteux préventifs efficaces peut être aussi indiqué.

Une panne mécanique, de moteur ou de barre, peut rapidement rendre le navire ingouvernable. La mise en place du mouillage est alors à mettre en œuvre sans tarder pour contrer une dérive qui drosserait le navire à la côte ou le mènerait plus au large. La nature des fonds devient alors secondaire.

Météo : Nos conseils

Prendre les conditions météorologiques du jour
et ne sortir que par mer calme ou peu agitée.


Prendre un bulletin météorologique maritime est une base incontournable à toute navigation et une obligation légale pour le capitaine d’un navire de plaisance à moteur. Sur le site Météo-France, à la radio et télévision, sur les sites dédiés ou en radio marine VHF (16) il est très facile de l’obtenir.

Les bulletins météorologiques indiquent précisément la force et direction du vent, la direction et hauteur des vagues, la visibilité en mer, la force et l’évolution du courant et d’autres spécificités du moment pour une zone géographique donnée. Il convient donc de connaître sa zone de navigation.

√ Étudiez en amont sur la carte marine la zone de navigation en y repérant les dangers, les abris et les autres spécificités (aires protégées, épaves, hauts fonds, zones interdites). Avant le départ vous pourrez prendre des informations complémentaires auprès de la capitainerie.

L’échelle de Beaufort est simple à retenir : jusqu’à Force 4 on considère que l’état de la mer et le vent sont propices à une navigation de plaisance.
A partir de Force 7 un Bulletin Météo Spécial Côte est diffusé par les autorités chargées de la sécurité maritime (CROSS) pour alerter sur la dangerosité.

Attention aux courants et marées ; certains ports ne sont pas toujours accessibles en fonction des conditions météorologiques et des coefficients de marées. Préparer sa navigation en s’informant des conditions météorologiques est une obligation, une responsabilité morale mais s’avère aussi être un vrai plaisir.